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MSM, une source naturelle de soufre organique

Le MSM (methyl-sulfonyl-méthane) est une métabolite du soufre que l'on trouve dans la nature. Il est bio-disponible pour l'organisme et peut être assimilé aisément. Le Dr Stanley Jacob a effectué de nombreuses recherches sur cette substance à l'institut pour la santé de l'Oregon (Etats-Unis) et a mis en évidence les qualités thérapeutiques du précurseur du MSM, le DMSO.

En chauffant le DMSO à une certaine température, on obtient par cristallisation le composé pur et actif, le soufre organique. Cette substance est sans odeur particulière et a un goût légèrement amer. Entièrement naturelle, elle est directement absorbée par l'organisme pour une action rapide et durable.

Le soufre organique date de 1075 avant J-C et fut utilisé  par les grecs anciens pour la beauté du corps et du visage. Le soufre est le quatrième élément le plus important dans le corps et se trouve dans la quasi totalité des cellules du corps. Le soufre avec le numéro atomique de 16 est capable de se lier avec presque tous les autres minéraux.




Le MSM, Méthyle-Sulfonyl-Méthane est aussi présent  dans l’alimentation de l’homme et dans celle de pratiquement tous les vertébrés. Chez ces derniers, la concentration en MSM diminue avec l’âge.

Des recherches suggèrent qu’une concentration minimale de MSM doit être maintenue dans l’organisme pour préserver sa structure et un fonctionnement normal.

Un certain nombre d’essais sur animaux et d’études cliniques ont montré le potentiel du MSM comme agent thérapeutique notamment dans le traitement du ronflement, du lupus érythémateux, du cancer du sein ou du côlon et de la polyarthrite rhumatoïde.


Le MSM est naturellement présent dans des aliments comme le lait de vache, la viande, les fruits de mer, les fruits et les légumes et même dans le café, le thé ou le chocolat.
Dans sa forme purifiée, c’est une poudre cristalline, blanche, sans odeur, au goût légèrement amer, hydrosoluble, qui contient 34 % de soufre.




Le cycle du soufre

L'éminent chimiste Stanley Jacob a suggéré que le MSM et les composés qui lui sont apparentés, le DMSO (diméthylsulfoxyde) et le DMS (diméthylsulfide), étaient à l’origine de 85 % des composés soufrés de tous les organismes vivants. Le cycle débute dans les océans où le plancton libère des composés soufrés qui sont transformés par l’eau de l’océan en sels de diméthyle sulfonium ternaires.




Deux chercheurs américains, le Dr Stanley Jacob, professeur de chirurgie à l'Université des Sciences de la santé de l'Oregon, et le neuropsychiatre Ronald Lawrence, de l'École de médecine de UCLA à Los Angeles, viennent de publier un livre intitulé The Miracle of MSM, dans lequel ils affirment que le MSM est aussi efficace que l'ibuprofène pour soulager les douleurs arthritiques, mais sans ses effets secondaires.

Ces sels sont ensuite dégradés, par action enzymatique, en composants volatils appelés diméthylsulfide (DMS) qui s’échappent des océans sous forme d’un gaz, montent dans la haute atmosphère pour y être oxydés en présence d’ozone et de lumière ultraviolette et convertis en DMSO et MSM, ses cousins chimiques.

À la différence du DMS, ils sont hydrosolubles et retournent dans la terre avec la pluie. Les racines des plantes absorbent rapidement ces deux composants et les concentrent jusqu’à cent fois. Grâce au métabolisme des plantes, le MSM, en même temps que d’autres composés soufrés qu’il a engendrés, est finalement minéralisé et ramené à la mer. Et, ensuite, le cycle du soufre recommence à nouveau.

Les animaux mangent les plantes et l’on trouve du MSM dans le sang et les surrénales des vaches. Le lait de vache contient 2 à 6 ppm de MSM.

Le MSM apparaît naturellement dans l’organisme de l’homme comme résultat de
l’alimentation qu’il absorbe et il est détecté dans les urines. La quantité de MSM présente dans le système circulatoire d’un adulte mâle est d’environ 0,2 ppm.
Un adulte normal excrète de 4 à 11 mg de MSM chaque jour dans ses urines.



Des expériences utilisant du MSM marqué au soufre radioactif (35S) ont montré qu’après ingestion, le MSM donne son soufre aux acides aminés méthionine et cystéine et à d’autres protéines sériques : le soufre trouve ainsi finalement son chemin dans le collagène de la peau, des articulations et des vaisseaux sanguins.

Il est également incorporé à la kératine des cheveux et des ongles
1
.

Les scientifiques ne connaissent pas encore toutes les fonctions que le MSM
exerce dans l’organisme de l’homme. Le Dr Stanley W. Jacob, de l’université des
sciences de la santé de l’Oregon, a travaillé avec le MSM pendant plus de 20 ans et
a observé qu’un certain nombre de maladies répondaient de façon positive à une
supplémentation en MSM :

- la réponse allergique aux pollens et aux aliments est nettement écourtée. Les
traitements médicamenteux pourraient être diminués ou arrêtés. Ainsi, 50 individus
souffrant de rhinite allergique saisonnière ont reçu, dans le cadre d’un essai multicentrique,
2 600 mg de MSM pendant 30 jours.

Bien qu’aucune modification significative ne soit apparue dans les niveaux d’IgE plasmatiques, les symptômes allergiques ont été, eux, fortement réduits.

Après 7 jours de traitement, les symptômes respiratoires étaient améliorés et au bout de 14 jours, les niveaux d’énergie augmentés de façon significative2 ;

- le contrôle de l’hyperacidité. Des patients qui ont utilisé des antiacides et des antagonistes des récepteurs à histamine pour contrôler l’hyperacidité peuvent obtenir d’excellents résultats avec le MSM à des doses de 3 g par jour ;

- une supplémentation quotidienne en MSM a permis un soulagement rapide et durable, chez des patients atteints de constipation chronique.



Des recherches animales sur le cancer


Des recherches effectuées au Collège de médecine de l’université d’État de l’Ohio ont montré qu’une supplémentation orale en MSM pouvait protéger des rats de l’apparition d’un cancer du sein. Des rats, élevés pour être sensibles au cancer du sein lorsqu’on leur donnait certains composants carcinogènes, ont été alimentés pendant 8 jours avec une nourriture renforcée en MSM.

Après cette période, les animaux ont reçu des doses de 15 mg de 7,12-diméthylbenzanthracène par intubation gastrique orale.

 La santé des rats a été suivie pendant une année et comparée à celle d’un groupe similaire d’animaux ayant reçu les mêmes doses de carcinogène et pas de MSM.

Bien qu’il n’y ait pas de différence entre le nombre de tumeurs développées dans les deux groupes d’animaux, les animaux ayant été nourris avec du MSM ont développé leurs tumeurs 100 jours plus tard que les animaux témoins et ces tumeurs sont devenues cancéreuses 130 jours plus tard que celles du groupe témoin.

Les mêmes chercheurs ont également étudié la protection apportée par du MSM alimentaire à des rats auxquels était injecté du 1,2-diméthylhydrazine, un composant induisant le cancer du côlon. Au cours de l’expérience, les animaux ont reçu dans leur eau de boisson du MSM sous forme d’une solution à 1 %.

Le groupe témoin a seulement reçu de l’eau du robinet. Une semaine après le début de ce régime, un carcinogène a été injecté à tous les animaux. Tous les deux mois, les rats étaient examinés sous anesthésie pour rechercher des tumeurs.

Les animaux sans tumeur apparente continuaient l’expérience. À nouveau, le nombre de tumeurs apparues était statistiquement identique chez les animaux traités comme chez ceux qui ne l’avaient pas été. Cependant, les premières tumeurs du côlon ont mis considérablement plus longtemps à apparaître chez les rats traités avec le MSM.

Les chercheurs en ont conclu que le MSM ralentissait significativement la vitesse d’apparition des tumeurs par rapport aux animaux témoins et que le MSM devrait être étudié à nouveau comme prévention du cancer du côlon.


Le MSM est utilisé couramment par les propriétaires pour les articulations des chevaux




Santé des articulations

Des études sur l’animal ont montré que les articulations touchées par l’ostéoarthrite contenaient peu de soufre3 et que les articulations se détérioraient moins avec un apport en MSM.

Des chercheurs de l’université des sciences de la santé, dans l’Oregon, ont étudié une variété de souris sujettes au développement spontané de lésions articulaires similaires à celles de la polyarthrite rhumatoïde.

Ils ont constaté que les animaux nourris de l’âge de deux à cinq mois avec une alimentation incluant une solution à 3 % de MSM dans leur eau de boisson ne souffraient pas de dégénérescence du cartilage articulaire.

Dans le groupe témoin, des souris ayant seulement reçu de l’eau du robinet, 50 % des animaux avaient une dégénération focale du cartilage articulaire4.

Une étude sur l’homme réalisée à l’école de médecine de l’UCLA a observé une réduction de 82 % de la douleur après six semaines de supplémentation par voie orale de MSM dans une étude en double aveugle portant sur des sujets souffrant d’arthrite dégénérative.

L’étude a duré quatre mois et a impliqué 16 patients : dix ont pris du MSM et six un placebo. Après seulement six semaines, les patients prenant du MSM ont constaté une amélioration de leur douleur de 80 % par rapport aux témoins alors que les sujets sous placebo ont ressenti une amélioration en moyenne de 18 % lorsque le MSM est associé à la glucosamine.

Dans une étude récente, la combinaison de glucosamine et de MSM a été observée maintenir et protéger les articulations et les os plus efficacement que chacun de ces éléments pris séparément5.

La glucosamine est connue comme un agent chondroprotecteur étant donné qu’il protège et restaure le cartilage articulaire.

Le MSM est connu comme un lubrifiant naturel efficace qui favorise le confort articulaire.
La combinaison des deux apparaît même plus puissante que chacun de ces composants pris individuellement.

Dans cette étude, 118 patients avec une gêne articulaire modérée ont été traités trois fois par jour avec 500 mg de glucosamine, 500 mg de MSM, une combinaison des deux ou un placebo. L’état des patients a été évalué à 0, 2, 4, 8 et 12 semaines et, en particulier, la douleur, l’inflammation et l’enflure.

La glucosamine, le MSM et la combinaison des deux ont amélioré la douleur et l’enflure par rapport au placebo. Après douze semaines de traitement, le score de douleur dans le groupe prenant de la glucosamine est tombé de 1,74 à 0,65, soit une réduction de 63 %.

Dans le groupe MSM, il est passé de 1,53 à 0,74, soit une réduction de 52 %.
Dans le groupe prenant la combinaison des deux, le score est tombé de 1,7 à 0,36, soit une réduction de 79 %.

Les chercheurs ont également observé que la combinaison des deux agissait plus rapidement sur la douleur et l’inflammation que ne le faisait la glucosamine ou le MSM.



Réduction des ronflements


Une étude a porté sur 35 sujets atteints de ronflements chroniques. Elle a montré que l’administration, 15 minutes avant de se coucher, de MSM en solution à 16 % dans chaque narine, réduisait les symptômes, après un à quatre
jours de traitement.

Pour contrôler son efficacité, une solution saline a été substituée au MSM, sans qu’ils le sachent, chez 8 patients ayant été soulagés par le traitement. 7 de ces 8 patients se sont alors remis à ronfler bruyamment. Une fois le traitement rétabli, les 8 participants ont à nouveau montré une réduction significative des ronflements. 90 jours après le traitement, aucun sujet n’a rapporté de réaction toxique
6.


Lupus érythémateux systémique


Le lupus érythémateux systémique (LES) est une maladie inflammatoire des tissus sans cause connue. Il apparaît le plus souvent chez des femmes jeunes (90 % des patients sont des femmes) mais également chez des enfants. Cette maladie peut commencer brutalement par une fièvre, comme une infection aiguë, ou, après plusieurs mois ou plusieurs années, avec des accès périodiques de fièvre et de fatigue.

La plupart des patients se plaignent d’articulations douloureuses, comme dans l’arthrite. Des périodes de plaques rouges caractérisent également la maladie. Une sorte de dysfonctionnement rénal, une néphrite, est souvent impliquée plus tard dans le développement de la maladie ; des infections urinaires sont également fréquentes.

Cette maladie peut aussi affecter le coeur, les poumons, la rate, le sang ou le système gastro-intestinal. Le lupus érythémateux systémique est considéré comme une maladie autoimmune, certains patients développant des anticorps antinucléaires dans leur sang à certains moments du développement de la maladie.

Des expériences conduites sur des souris élevées pour leur propension à acquérir le lupus ont montré que le MSM avait un effet protecteur avant et après le début de la maladie. Des souris maintenues sous une alimentation incluant 3 % de MSM dans leur eau de boisson à partir de l’âge d’un mois avaient moins de lésions hépatiques et un taux de mortalité plus faible que les animaux témoins.

Au bout de sept mois, 30 % des animaux témoins étaient morts mais aucun de ceux prenant du MSM. De plus, lorsque des souris âgées de sept mois montrant déjà des signes d’un lupus avancé étaient nourries avec une alimentation contenant du MSM, 62 % des animaux étaient encore vivants après neuf mois, contre seulement 14 % de ceux n’ayant reçu que de l’eau du robinet
7.

Toxicité et tolérance


En biologie, le MSM est classé comme l’une des substances les moins toxiques.
Chez les souris, aucune modification clinique n’a été observée avec des doses orales de 2 000 mg par kg de poids.

Une étude sur des rats a évalué la toxicité aiguë et subchronique avec une dose 5 à 7 fois supérieure aux doses maximales recommandées chez l’homme. L’administration par gavage d’une dose unique de 2 g/kg n’a provoqué ni incident négatif ni mortalité.

Administré par gavage à une dose quotidienne de 1,5 g/kg pendant 90 jours, le MSM n’a provoqué ni événement négatif ni mortalité. Les chercheurs en ont conclu que, chez les rats, le MSM était bien toléré à la dose aiguë de 2 g/kg, comme à une dose subchronique de 1,5 g/kg8.


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1. William K.I.H. et al., Dimethyl sulfone : isolation from human urine, Archives of Biochemistry and
Biophysics, vol. 113, 215-2, 1966.
2. Barrager E. et al., A multicentered, open-label trial on the safety and efficacy of methylsulfonylmethane in
the treatment of seasonal allergic rhinitis, J. Altern. Complement Med., 2002, 8:167-173.
3. Rizzo R. et al., Calcium, sulphur and zinc distribution in normal and arthritic equine cartilage : a
synchrotron radiation-induced X-ray emission study, J. Exp. Zool., 1995, 273 : 82-6.
4. Murav’ev luV. et al., Effect of dimethyl sulfoxide and dimethyl sulfone on a destructive process in the
joints of mice with spontaneous arthritis, Patol. Fiziol. Eksp. ter, 1991, 2 : 37-9.
5. Usha P.R. et al., Randomised, double-blind, parallel, placebo-controlled study of oral glucosamine,
methylsulfonylmethane and their combination in osteoarthritis, Clinical Drug Investigation, 2004 June,
24(6) : 353-63.
6. US patent 5,569,679 (October 29, 1996).
7. Jacob S.W. et al., The miracle of MSM, GB Putmann Sons, 1999.
8. Horvath K. et al., Toxicity of methylsulfonylmethane in rats, Food Chem. Toxicol., 2002 Oct, 40 (10) :
1459-62.

http://www.nutranews.org
(

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